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Alice in Wonderland : Two hours in a land of wonders…

Je vous le dis tout de suite, je vais mettre un 5/5 à ce film. Et pas du tout pour des raisons de méga cadeau d’Allociné tout ça. C’est vrai que je ne vous l’avais peut-être pas encore dit, mais sur ce blog (ou ailleurs) je ne note pas les films en fonction d’une quelconque considération pseudo-objective et cinéphile sur le fait qu’ils sont des chef-d’œuvres ou non. Je les note juste en fonction de mon degré d’amour pour eux. Et force est de constater que je suis tombée amoureuse de l’Alice de Burton.

Tout d’abord, partons sur de bonnes bases : j’espère que tout le monde est au courant que ce n’est pas un remake du célèbre dessin-animé, dessin animé qui était déjà une relecture des deux livres de Lewis Carroll. Ce n’en est pas plus une suite, même si cela se veut un « retour à Wonderland ». C’est bien une relecture de « Through the Looking Glass », deuxième livre des aventures d’Alice, avec quelques éléments du premier livre également, que nous offre Tim Burton. En modifiant évidemment beaucoup d’éléments, à commencer par l’âge d’Alice. Point de trahison ni du bouquin ni du dessin-animé donc, juste une vision d’un univers extraordinaire.

Deux jours après la projection 3D que nous a offert Allociné, je suis encore sous le charme de Wonderland, à tel point que je n’ai qu’une hâte : y replonger au plus vite. Car l’univers visuel crée par Burton est, comme l’on pouvait sans douter, exceptionnel. C’est beau et sombre et torturé, et aussi unique en son genre et prenant. Je suis une amatrice de la 3D (qui ne me donne absolument pas mal au crâne, alléluia !) et bien que j’ai envie de voir ce que donne la 2D sur ce film,  j’ai trouvé l’effet réussi : la 3D contribue définitivement à l’immersion dans le film. Surtout quand le Lièvre de Mars vous balance des tasses de thé à la gueule (il m’a bien eue le con !).

Mais qui parle de cet univers merveilleux qu’est Wonderland parle aussi de ses habitants. Celui dont on attendait le plus est bien évidemment Johnny Depp, qui fait à nouveau des merveilles avec son Mad Hatter à la fois creepy et étrangement la personne la plus « normale » de Wonderland. Caricature de lui-même dans ses précédents rôles Burtoniens ? Point du tout ! Parfaitement à sa place dans un rôle qui n’est finalement qu’un second rôle, il offre une performance juste dans laquelle il est à la fois attirant et repoussant. Incroyable mais vrai.

Le reste des personnages, je vous laisse les découvrir par vous-même, mais je peux vous dire que du Cheshire Cat à la Red Queen, en passant par le Jabberwocky et the Caterpillar (ah, la douce voix d’Alan Rickman…), ils sont tous extraordinaires, acteurs comme animations. Mais la plus importante de tous, c’est bien sûr la belle Alice ! Ethérée, un peu ailleurs, un peu enfant, presque femme mais pas encore adulte… L’adolescente rêveuse en somme, dont l’univers imaginaire n’a pas de limite. Mia Wasikowska est parfaite dans ce rôle.

Et qui de mieux placé que Tim Burton pour nous emmener visiter le monde d’Alice et nous inviter à suivre son parcours initiatique intérieur ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit au fond, et ce degré de lecture supplémentaire est passionnant. Au premier abord, on est bien dans un Disney (avec les déceptions que ça a apparemment causé chez beaucoup… vous savez que c’est pas parce qu’il y a une « bataille finale » qu’on est forcément dans Narnia, hein ?). Un Disney accessible aux jeunes, mais un Disney un peu dark, avec un bon grain de folie, de beauté gothique façon Burton, de sous-entendus plus ou moins malsains… Un blockbuster avec les effets visuels exceptionnels que cela implique, mais le tout au main de Burton, qui lui donne plusieurs niveaux de lecture : le bonheur, quoi.

Alors voilà, pendant deux heures, je n’étais peut-être pas en présence d’un film qui va révolutionner le monde du cinéma ou la filmo de Burton. Mais pendant deux heures, j’étais Alice dans son univers intérieur, j’avais 17 ans, je suis tombée dans un trou, j’ai rétréci et grandi et rétréci à nouveau, j’ai rencontré un chat qui peut devenir invisible, j’ai voyagé sur le chapeau du Mad Hatter, j’ai porté une robe faite avec les rideaux de the Red Queen… et bien d’autres choses encore (mais chut). Et qu’est-ce que c’était bon !

Alice au Pays des Merveilles, de Tim Burton

Sortie en salles prévue le 24 Mars 2010

Note : 5/5

PS : J’écoute la BO (la vraie cette fois), elle est vraiment super.

PPS : Open Troll dans les commentaires \o/

A propos de Galathys

Une fangirl qui blogue, tout simplement.

6 Réponses pour “Alice in Wonderland : Two hours in a land of wonders…”

  1. Zirko 18/03/2010 à 21 h 34 min #

    En voila une critique qui fait plaisir à lire à coté d’autre plus mitigé.

    J’adore le cinéma de Burton et la quasi-totalité de ce film.

    Le voir adapté Alice au pays des merveilles est donc pour moi une attente interminable.

    Vivement la semaine prochaine !

  2. Knorc 23/03/2010 à 17 h 28 min #

    Yes !! Merci à toi !
    Après avoir lu toutes ces critiques qui disaient que Alice au pays des merveilles est naze, je n’avais presque plus envie d’aller le voir, alors qu’avant c’était mon deuxième film le plus attendu de l’année !
    Tu viens de me remonter le moral.
    J’irai le voir surement ce week-end, et en 3D même si tout le monde semble dire qu’elle a plutôt tendance a dégrader le film… Je te fais donc entièrement confiance! Tu sens le poids qui pèse sur tes épaules ? :p

  3. Galathys 23/03/2010 à 17 h 59 min #

    @Zirko : J’attends tes retours là-dessus ! =D

    @Knorc : Euh je commence à avoir mal aux épaules, j’ai un peu peur… lol

    Plus sérieusement, à tous les deux, allez-y sans vous préoccuper des critiques que vous allez pu lire, n’en attendez rien d’autre qu’un bon moment et tout devrait bien se passer ! Bonne visite de Wonderland ;)

  4. Larçabal 11/04/2012 à 22 h 25 min #

    Bonsoir,
    étudiante en master 2, j’écris mon mémoire sur Alice au Pays des Merveilles et de ce fait j’aurai voulu avoir votre autorisation pour pouvoir publier certaines photos de votre article dans mon mémoire, cela serait-il possible?
    D’avance merci pour votre réponse

    Cordialement

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  1. Revue de Blogs : Alice par Burton | There & Back Again - 18/03/2010

    [...] Les séances de presse ou autres avants premières sont déjà passées pour la revisitation Burtonienne d’Alice au Pays des Merveilles (alors que le film est déjà sorti dans bon nombre de pays, m’enfin…), c’est donc l’occasion d’aller voir ailleurs si j’y suis de quoi il en retourne… Revue de Blogs. Plus proche d’une fresque fantasy à la C.S. Lewis qu’une satire burlesque, la bande de tarés imaginés par Lewis Caroll a déserté ; difficile – si ce n’est esthétiquement – de deviner Tim Burton à la tête de l’entreprise… (http://www.geekculture.fr/) Le problème au final de ce nouveau bébé de Burton est diablement simple. Il est à l’image de ces décors que l’on voit dans les vieux films ou a Cinecitta ou bien même Hollywood. Les grandes devantures magnifiques qui dès qu’on passe la porte d’entrée révèlent un lourd secret : il n’y a rien derrière, hormis quelques poutres pour maintenir l’ensemble a flots. (landofthegeeks.com/) Le film est un spectacle grandiose, impressionnant, de part l’exceptionnelle qualité des décors, la virtuosité de la caméra de Burton, mais aussi un spectacle familial, une récréation dans laquelle l’humour est omniprésent qui devrait séduire largement. (laternamagika.wordpress.com/) Objectivement le film n’est pas mauvais, il est même plutôt bon, une belle aventure bien rythmée et plutôt agréable à l’oeil sur la longueur. Mais de la part de Tim Burton, on était en droit d’attendre autre chose qu’une relecture du Monde de Narnia transposé à Wonderland! (www.filmosphere.com) Tout reste en demi-teinte, Burton nous livrant un film quelque peu aseptisé, voire insipide, très lent et peu surprenant : pas de risques dans le scénario et encore moins dans le final… (cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr) Car l’univers visuel crée par Burton est, comme l’on pouvait sans douter, exceptionnel. C’est beau et sombre et torturé, et aussi unique en son genre et prenant. (www.galathys.com) [...]

  2. Cinéaddict - Tour d’horizon complet d’Alice au pays des merveilles de Tim Burton ! - 23/03/2010

    [...] Galathis (5/5) Vous avez aimé cet article ? Partagez le [...]

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