Film N°1 : True Grit, des frères Coen
Le western… S’il y a bien un genre qui a marqué l’histoire du cinéma, c’est celui-là. Pourquoi cette fascination de la pellicule pour cette époque ? Bonne question, à laquelle les réponses sont sans doute nombreuses. Toujours est-il que la focalisation sur cette époque a fini par passer, trop de grands noms s’y étant penchés, trop de grands films ayant été réalisés. Mais ça ne fait pas peur aux frères Coen, qui s’attaquent aux mythes du grand Ouest pour nous en livrer leur vision. Résultat : un vrai bon western doublé d’un vrai bon divertissement. Deux heures de bonheur en somme.
L’histoire est simple : la vengeance fait toujours recette. Mais quand elle est menée tambour battant par une fille de 14 ans, c’est surprenant. Se pourrait-il que les adolescentes prennent le pouvoir, après la géniale Hit Girl de Kick-Ass ? Hailee Steinfeld est impressionante dans ce premier rôle où elle tient tête à deux monstres sacrés du cinéma, Jeff Bridges – époustouflant – et Matt Damon, qui nous surprend dans ce rôle de « Texas ranger ».
Le tout est très prenant, et on chevaucherait volontiers aux côtés des personnages au milieu de décors aussi magnifiques. De nombreux moments comiques font également notre bonheur, et on oubliera pas de si tôt ces personnages improbables qui auront su nous faire rire et voyager pendant deux heures qui s’avèrent bien trop courtes. Encore !
True Grit, des frères Coen
Sorti le 23 février 2011
Note : 4/5
Film N°2 : 127 heures, de Danny Boyle
Rares sont les films dont on connait la fin avant d’aller les voir. On aurait plutôt tendance à se boucher les oreilles avec horreur dès qu’on commence à parler de spoilers. Pourtant, 127 heures fait exception à la règle : sans doute parce que c’est une histoire vraie, sans doute parce que l’histoire est plutôt choquante, tout le monde semble en tout cas dans la confidence. Et c’est peut-être tant mieux, car il vaut mieux que les âmes sensibles s’accrochent – quelques scènes peuvent être difficiles à encaisser.
Mais revenons en au début de l’histoire : un mec est coincé dans un canyon, le bras entre un rocher et une paroi rocheuse suite à une mauvaise chute. Dur dur. Et comme vous vous en doutez au vu du titre, il va rester coincé un paquet d’heures… Au vu du pitch, on pourrait donc penser que le film va nous parler de comment il va survivre à une telle mésaventure. Sauf que comme je vous l’ai dit, la plupart des spectateurs connaissent déjà la fin. Où est l’intérêt alors ?
L’intérêt est en fait dans la façon de raconter cette histoire. Loin de se cantonner au niveau premier de lecture, Danny Boyle nous parle en fait de l’Amérique, à grands renforts de musique boum boum et d’effets clipesques. Cette Amérique si sûre d’elle-même qu’elle pense pouvoir vivre en autarcie complète – et qui découvre qu’en fait elle a besoin des autres. Message intéressant, mais message dont je ne suis pas sûre qu’il se communiquera bien auprès des spectateurs en tous genres…
Reste un film original, qui scotche au siège et a un fort impact sur le spectateur. Je ne vous cache pas que j’ai passé cinq minutes plutôt difficiles vers la fin du film. Malheureusement je ne suis pas sûre que le réalisateur parvienne à correctement faire passer son message… Dommage.
127 heures, de Danny Boyle
Sorti le 23 février 2011
Note : 3,5/5








