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La Rafle: un film unique

Aujourd’hui, très chers lecteurs, je vous laisse entre les mains de mon cher et tendre, qui tenait particulièrement à vous faire partager son ressenti sur le très beau film qu’est la Rafle. Film que j’ai beaucoup apprécié également, tant il est fort émotionnellement (j’ai sangloté pendant la quasi totalité du film) et historiquement (puisque le film lève enfin le tabou de la collaboration en France). C’est dans les locaux de Gaumont, après une introduction de la réalisatrice Rose Bosch, exténuée par ses cinq années de travail sur ce film et cette difficile période historique, que nous avons eu le privilège de découvrir La Rafle. Sans plus attendre, je vous invite à lire ce qu’Issao en dit :

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Une fois n’est pas coutume, je vais prendre la plume sur le blog de ma demoiselle. En effet, grâce à des personnes fort sympathiques, Galathys et moi-même avons pu assister à l’avant première du film La Rafle, dont j’ai tenu à rédiger la critique.

Ce film de deux heures est unique à plusieurs égards. En effet, il lève le voile sur une période encore taboue en France : l’occupation et Vichy. La rafle du Vélodrome d’Hiver, c’est deux lignes dans un manuel d’histoire. Pourtant, c’est 13 000 morts, c’est 10 000 personnes sauvées grâce à des français courageux. Le film s’attachera davantage aux 13 000 vies perdues, en suivant une famille entrainée dans cette macabre opération, de la rafle en elle-même aux trains de la mort, en passant par le Vélodrome d’Hiver et les camps.

Un film unique aussi, car il vous serre l’estomac de la première à la dernière seconde du film. Des moments seront certes plus poignants, plus choquants, plus gais aussi, mais le spectateur est saisi du début à la fin par une émotion authentique.

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Un film français aussi. Avec des acteurs merveilleux : Jean Reno, le médecin admirable et résigné, Mélanie Laurent, l’infirmière héroïque et Gad Elmaleh, qui nous fait autant pleurer qu’il a l’habitude de faire rire. Je n’aime pas le cinéma français en général (ça, c’est dit) : trop intellectuel, trop cafardeux, trop pseudo-élitiste à mon goût. Mais il nous gratifie de quelques perles de temps à autres. En voilà un exemple concret. Cinq années de recherches et de tournage pour aboutir à ce film exceptionnel.

Je vois bien quelques personnes nous dire qu’ils ont déjà tout vu de ce genre. Personnellement, j’ai adoré La Liste de Schindler, j’ai ri et pleuré devant La Vie est Belle, j’ai été traumatisé par Nacht und Nebel et je suis retourné voir Le Pianiste. Mais La Rafle n’est aucun de ces films. C’est un film où les allemands sont en arrière-plan, où les bourreaux comme les victimes sont français. C’est un film qui représente un devoir de mémoire pour tout le monde : j’ai découvert qu’il existait des camps de concentration (pas de prisonniers, de concentration) autres que Drancy en France ! L’avertissement affiché en début de film est à retenir : aucune scène n’a été exagérée.

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Un seul regret quant à la fin du film (non, pas de spoil, rassurez vous), disons que l’intensité des deux heures se retrouve affaiblie par la scène finale (scène imaginaire, mais cependant inspirée de faits réels). Mais qu’est-ce qu’un regret après deux heures prenantes ? Ce film est un hommage, un souvenir et un devoir de mémoire.

Faites-lui un accueil triomphal lors de sa sortie, il en vaut vraiment la peine.

La Rafle, de Rose Bosch (site)

Sortie en salles prévue le 10/03/2010

Note : 4,5/5


A propos de Galathys

Une fangirl qui blogue, tout simplement.

17 Réponses pour “La Rafle: un film unique”

  1. Garko 22/02/2010 à 14 h 58 min #

    rien a dire de plus, encore trop tot pour moi ….

  2. Yosh' 22/02/2010 à 15 h 40 min #

    G-G-G-Gorgeous. J’attends l’occasion d’aller le voir, super article.

  3. Brice Duan 22/02/2010 à 16 h 33 min #

    A la vue de toutes des critiques des blogueurs et blogueuses, cela donne envie de découvrir au cinéma ce film qui fait pleurer tout le monde, même si à la vue du casting (mettre des acteurs bankables dans un récit historique dessert les propos du film à mon sens) et à la bande annonce, cela ne donne vraiment pas envie.

  4. Galathys 22/02/2010 à 16 h 53 min #

    Les acteurs dit « bankables » sont ici vraiment parfaits dans leurs rôles respectifs. Et je parle en tant que cinéphile allergique au cinéma français et à certains de ces acteurs ^^ Ne t’en fais pas, ils se font ici largement oublier derrière leurs rôles, pour peu que tu veuilles bien te laisser immerger dans le film.

    Après, en tant que film historique, il a le défaut du genre : ça donne pas forcément envie de se prendre dans la gueule une énième fois la Seconde Guerre mondiale… Maintenant, c’est une histoire nouvelle qui nous est ici présentée, un Paris occupé, la collaboration de Vichy, les camps français, ça glace le sang. A toi de voir si tu te sens d’affronter cette histoire.

    Après, soyons clair, le film ne révolutionne pas l’histoire du cinéma (peut-être juste un peu celle du cinéma français). Mais une leçon d’histoire aussi émouvante, ça vaut le coup.

  5. Brice Duan 22/02/2010 à 17 h 15 min #

    Ne t’inquiète pas, je saurai distinguer la qualité intrinsèque du film de ses choix purement commerciaux (cf le casting bankable): c’est pas comme si en France, il y avait que 10 acteurs et actrices potables… Ils auraient vraiment du prendre des inconnus. Maintenant, j’attends qu’il sorte pour le découvrir.

  6. Issao 22/02/2010 à 17 h 37 min #

    C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié dans ce film : on ne voit pas les acteurs, on voit les hommes et les femmes. Certes, on les reconnait, mais une fois absorbé dans le film, je t’assure que tu ne t’attardes pas sur le casting.

    Pour être honnête, la bande annonce ne m’avait pas fait envie non plus. Je ne regrette pas d’être allé plus loin ^^

  7. Silice 22/02/2010 à 18 h 56 min #

    Mon plus gros problème sera sans aucun doute Gad Elmaleh, lui, au cinéma, c’est Chouchou ou Coco (je n’ai pas vu ce dernier d’ailleurs…) et ça fait plus peur qu’envie. J’aimerais le croire crédible dans un film différent? J’aimerais…
    Il y a tellement de films à aller voir que je me demande si j’en aurais le temps.
    Mais cette critique donne plus envie que la bande annonce -oui, bien plus- et je suis sure que je vais regretté et m’en vouloir si je ne vais pas le voir lors de sa sortie.

  8. Zirko 22/02/2010 à 22 h 59 min #

    Une critique qui donne vraiment envie d’aller le voir surtout avec un tel casting !

  9. AmeliMelo 23/02/2010 à 13 h 03 min #

    c’est un devoir de mémoire de le voir !
    et après..faites comme nous, une petite bière pour décompresser ^^

  10. Silice 23/02/2010 à 21 h 01 min #

    Ah ouais, il est vrai qu’une petite bière après un ciné ne fait jamais de mal =)

  11. Ava 10/03/2010 à 13 h 47 min #

    J’ai vraiment hâte de le voir. Une autre vision de l’atrocité de la guerre. Je le vois demain. Très bon article! :)

  12. Edith 13/03/2010 à 19 h 13 min #

    Un film très bien documenté (je le suis aussi sur cette période, donc je peux me permettre d’en juger) qui a le mérite, enfin, de détailler ce 16 juillet 42 (et ses funestes suites) et de nous montrer que l’horreur n’a pas été le seul apanage des Nazis, ni confinée à ‘Est, là-bas au loin…
    Non, l’horreur a été française aussi, celle d’un gouvernement (mais aussi de miliciens, de collabos etc.), et des milliers de Justes ne peuvent faire oublier la décision honteuse pour notre pays, et le mot est faible, prise par Pétain et appliquée par Bousquet.
    Alors ce film n’est pas un chef d’oeuvre, certes, il joue au tire-larmes, certes, d’autres films sur le sujet sont peut-être émouvants de manière plus sobre, mais il a l’immense mérite d’exister et de refaire parler de cette période, surtout de la faire connaître auprès des plus jeunes dans toute la violence et l’émotion d’un docu-fiction, marquant à présent les annales pour toujours et barrant la route à l’oubli. Un film citoyen, en quelque sorte, qu’ils est du devoir de tout citoyen d’aller voir. Et de méditer.

  13. Longinotti 25/03/2010 à 20 h 46 min #

    Ce film ne joue pas au tire larmes. Il nous tire des larmes d’un bout à l’autre car la souffrance de ses familleS devient notre souffrance. Pour certains ce peut-être grâce à la vérité des jeux des acteurs, pour d’autre ce peut-être de les replonger dans des souvenirs de famille.
    Moi, j’ai retenu mes larmes tout au long du film mais j’ai quasiment éclaté en sanglot à la fin, à la vue d’une tenue rayée et de l’enseigne de l’Hotel Lutécia. Mon père (déporté politique) y avait séjourné à son retour de Buchenwald. Les adultes arrivent de moins à moins à retenir l’attention des plus jeunes pour leur parler de « CA ». J’espère que de tels film pourront leur permettre de le découvrir et de continuer ce devoir de mémoire

  14. Gerard 06/08/2010 à 13 h 51 min #

    Je souhaiterais connaître le titre de la chanson qu’Edith Piaf chante au commencement du fil « la rafle ».
    Merci d’avance

  15. krazy 05/03/2012 à 19 h 45 min #

    j’ai pas arréter de pleurer à partir de la séparation des mères et des enfant!! Ce film est très triste et très vrai cela met bien en avant la collaboration de la france et les mentalité de l’époque!!

Trackbacks/Pingbacks

  1. La Rafle… que vous en dire? | The Green Geekette - 27/02/2010

    [...] Celui qui m’a le plus surpris est bien entendu Gad Elmaleh qui pour reprendre une phrase de Galathys « nous fait autant pleurer qu’il a l’habitude de faire rire ».  A noter [...]

  2. Cinéma : La Rafle - Pingoo.com - 04/03/2010

    [...] Rafle, la claque. (Lili Castille) – La Rafle. (Mcwp) – La Rafle de Roselyne Bosh. (Bonbon Bisous) – La Rafle: un film unique. (Galathys) – Critique : La Rafle. (Le Blog de Mr Awesome) – La Rafle – une histoire odieusement [...]

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