Parce que je meurs d’envie de parler d’Inception, parce que je veux vous donner envie ou encore plus envie d’aller le voir, mais aussi parce que j’ai envie de préserver la surprise de tout ceux qui n’ont rien voulu voir du film, j’ai décidé qu’un film exceptionnel méritait un traitement exceptionnel. Aussi, je vous invite à partager mes impressions après premier visionnage et 48h de décantation, et ce sans spoilers aucuns.
En ce vendredi 9 juillet au matin, s’annonçait déjà une très belle journée. Mais je consacrerai un autre article aux événements exceptionnels qu’étaient la conférence de presse et la rencontre avec les acteurs, car l’important en cette matinée était bien le film. Ce film que j’attendais depuis les premières rumeurs à son sujet, ce film dont j’ai suivi avec une attention à la limite de l’obsession la campagne marketing progressive et bien dosée. Le premier teaser faisait baver, les images suivantes laissaient rêveur, moi j’étais presque conquise d’avance.
Il est vrai qu’avec Christopher Nolan aux commandes, j’avais des raisons d’être confiante. Le casting annoncé par la suite laissait présager le meilleur, et les quelques fils narratifs glanés au cours des bande-annonces ne me laissaient aucun doute sur le fait qu’Inception serait un des meilleurs films de l’année. Mais qui eut cru que partant sur des attentes aussi élevées, Mister Nolan arrive à surpasser tout ça pour me laisser clouée au siège pendant 2H30, avec au bout du générique la conviction que je venais de vivre un moment unique dans la vie d’un cinéphile ?
J’ai la chance d’être quelqu’un qui s’immerge facilement dans un film. Je vis donc souvent intensément une séance de cinéma, et je garde en moi beaucoup de souvenirs de séances et des sentiments qui s’y rattachent (je n’oublierai jamais par exemple les 15 dernières minutes de la première séance de Brokeback Mountain). Mais je crois que rarement je ne m’étais autant impliquée émotionnellement dans un film.
Car l’univers que crée Nolan est d’une finesse incroyable. Il est différent mais on y entre avec facilité, comme s’il était nôtre, comme si on l’avait toujours connu finalement. Comme si on avait toujours connu ces personnages aussi, comme si on connaissait déjà leur passé sur le bout des doigts, comme si on pouvait être l’un d’entre eux, finalement. C’est ainsi qu’on embarque à leur suite dans une intrigue complexe, mais d’une fluidité déconcertante. Et dans un univers tellement passionnant qu’on souhaiterait y rester… Il y a du génie dans la façon dont Nolan nous installe dans son univers en si peu de temps, il y a du génie dans sa maîtrise d’un film qui ne ralentit pas une seconde et est pourtant d’une profondeur déconcertante, il y a des idées d’une beauté folle aussi.
Et c’est ainsi qu’au cours de 2h30 de film j’ai vibré, au fil d’images époustouflantes, au son d’une musique envoutante, ne me permettant pas le doute : il a détrôné Eternal Sunshine de sa place reine dans mon coeur de cinéphile. Et d’une façon tellement évidente que je l’ai su avant la fin du film. Inception est un film-monde, un film complet, qui sait jouer sur tous les tableaux, qui fait réfléchir et rêver, qui divertit autant qu’il est d’une intelligence rare.
Et me voilà dans cet état d’obsession que je n’avais plus connu depuis longtemps : voilà plus de 48 heures que le générique de fin s’est terminé; voilà plus de 48 heures que je suis encore dans Inception.

Woa, j’ai vraiment vraiment hâte ^^
J’aime ce genre de critique, car elle ne dévoile rien mais donne tellement envie.
J’attend évidemment Inception avec impatience et depuis longtemps, mais les premières impressions sont tellement énorme que je tient plus.
Merci pour ta critique, je suis sur que je vais certainement me retrouver dans ce que tu as dit une fois que je l’aurais vu.
toupie or not toupie telle est la question lol
sébastien GIRALDON