Il faut que je vous raconte un truc sur mon enfance : je suis tombée dans Sherlock Holmes quand j’étais petite. L’Angleterre victorienne, les enquêtes, une pincée d’ésotérisme, et puis évidemment des personnages hauts en couleur, ça me faisait voyager… Un vrai délice. J’en ai gardé un goût particulier pour le genre policier historique, et puis faut dire qu’avec un papa fan des séries Hercule Poirot et Sherlock Holmes (version Jérémy Brett), j’ai pas eu vraiment le choix ! ^^
Alors, ajoutez à cet univers un Guy Ritchie qui veut faire du grand spectacle et un Robert Downey Jr, sans doute un de mes acteurs favoris, dans le rôle principal, et vous obtenez un mélange qui risquait fort de me plaire. Je vous rassure, ce fut le cas !
Il faut dire qu’on aurait du mal à ne pas s’immerger dans l’univers qui nous est présenté. Car, bien que les romans ne servent ici que de lointaine base, la recette qui a fait le succès de Conan Doyle est conservée : une enquête intrigante, plutôt bien menée malgré une révélation finale un peu précipitée, des décors qui font rêver (j’ai adoré les reconstitutions), et un héros original et intemporel.
Parlons-en, d’ailleurs, de notre héros. Bien sûr, pour moi, Sherlock Holmes restera Jérémy Brett. Mais il faut avouer que Robert Downey Jr remplit son contrat : il est excentrique à souhait, il a une classe qui lui est très particulière, et il sert donc à merveille son rôle de Sherlock version 2.0. Et n’oublions pas le fidèle Watson, toujours dépeint comme un side-kick un peu bedonnant, et interprété ici par Jude Law. Ca change ! Et c’est sans doute pour le mieux, car qui de mieux que Jude pour incarner la classe à l’anglaise ? Notons également quelques seconds rôles très savoureux : la très jolie Kelly Reilley, la futée Rachel McAdams et le ténébreux Mark Strong.
Bref, vous l’aurez compris, je suis loin d’être du genre à bouder mon plaisir quand je vais voir un film pop-corn. Et là, avec Sherlock Holmes, on est servis. Car c’est bien un film de divertissement pur que nous sert Ritchie sur un plateau : zéro prise de tête, effets spéciaux à gogo, dialogues percutants et acteurs qui cabotinent juste ce qu’il faut. Pour un peu, je me serais crue devant La Momie : le même plaisir presque coupable. Amateurs du genre : foncez !
Sherlock Holmes, de Guy Ritchie
Sorti en salles le 3 février 2010
Note : 4/5



J’ai également passé un bon moment devant ce Sherlock Holmes même si je trouve que le coté enquête est un peu trop délaissé au profit de l’action.